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notes
Bienvenue sur le site du peintre pastelliste Camille Leblond, site vivant d’un artiste qui offre en partage son œuvre, sa quête de l’harmonie, les lieux familiers de son inspiration, l’inépuisable splendeur des jours consacrés à l’art du pastel.
Pour nous accueillir, cette page consigne l’éphéméride des notes quotidiennes de son carnet de travail, livrant ainsi un éclairage subtil de sa marche et les indices d’une sensibilité libre et singulière.
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- jeudi 29 avril 2010lien permanent
De retour auprès du vieux pin.
Le pastel est une matière enchanteresse, si merveilleuse.
Fin d'après-midi. Peut-être le tronc bleu d'un vieux pin dans l'ombre sera-t-il mon sujet de demain?
- mercredi 28 avril 2010lien permanent
Après déjeuner commencer par me reposer à l'ombre.
Il fait chaud.
La Rouvière. Garé près d'une petite forêt de pins.
Retrouvé le calme de la campagne. D'ici les bruits sont lointains. Un doux vent murmure à la cime des arbres. Quiétude immobile. Peu d'oiseaux à chanter.
Tout semble faire la sieste.
Le vent tend à forcir mais le nuage solitaire dans le ciel bleu, ne bouge pratiquement pas. Il se transforme tout en se maintenant au même endroit.
- mardi 27 avril 2010lien permanent
Besoin de rester assis dans l'atelier tout l'après-midi en silence devant le mur blanc.
- lundi 26 avril 2010lien permanent
Chaud et brumeux.
Le mistral soulève la poussière, noyant tout le paysage dans une lumière laiteuse et fade.
Tout n'incite qu'au farniente, à la sieste, au repos.
Après un bon moment c'est un cep de vigne en forme de chandelier à 5 branches allumé par les feuilles naissantes, qui attire mon attention.
Le ciel s'est couvert.
Journée printanière, plutôt maussade.
Je me laisse aller. Rien à dire. Rien à peindre.
Peut-être est-ce ce rien là qui est à dire ou à peindre.
Le cep en forme de chandelier, là...
Pastel: "Le cep-chandelier" en format rond.
- jeudi 22 avril 2010lien permanent
Le rond.
Le vide, le plein, un monde en soi, une multitude infinie de mondes, uniques, là, partout, présents.
Pas d'humeur à peindre.
Farniente, assis ou allongé sur une couverture étalée dans l'herbe.
Soleil brumeux mais assez chaud.
Petit vent frais, agréable.
Une mobylette tout terrain stationne au bord d'une vigne. Un jeune homme y travaille, seul.
Me laisse aller à la quiétude.
La cloche du village sonne 2 heures.
Tout est peinture, beauté, œuvre d'art.
Je me laisse aller à gouter toutes ces vies, ces présences. Chaque chose est sujet en soi dans l'immensité du vide.
Un miracle de perfection et quelle profusion!
Petit signe de la main d'un homme en tracteur que je ne connais pas. Il va engraisser ses vignes.
Sans se lasser, un oiseau chante sa joie et multiplie les vocalises. Il est tranquille, heureux du retour des beaux jours.
Les feuilles de l'abricotier solitaire ont doublé de taille en 2 jours et sur les vignes sèches, ça bourgeonne franchement. De nouvelles feuilles s'éveillent à la vie.
Après un bon moment, l'oiseau est parti rendant tout le paysage à son silence.
J'ai passé l'après-midi à partager cette douce quiétude. Les beaux jours sont bien de retour.
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